Moins technique, voici 2 anecdotes du-genre-qu'on-oublie-5-minutes-après-les-avoir-pensées.
- Ici, ça caille à mort. Je vais essayer de pécho un thermomètre rien que pour pouvoir rigoler devant la température. Mais tout à l'heure, à 16h en revenant en vélo j'ai un peu pleuré ma mère parce que j'avais sorti un gros pull pour l'occasion et j'ai quand même méchamment caillé. Demain, je sors le manteau gris - la classe - et je mets les gants dedans au cas où. J'hésite à sortir le bonnet, mais je pense me le garder pour plus tard. Si je dois m'attendre à des -10°C, autant ne pas griller toutes mes cartouches maintenant. En tous cas, ma veste n'aura servi de rien. Peut-être au printemps ? Ah oui, et avant de prononcer ce verdict - qu'ici on gèle - j'ai attendu 3 jours, pour être sûr que même quand il fait beau il fait froid. Oui parce qu'il pleut aussi. Et dire que quand j'appelle Eva, elle se couvre parce qu'à Barcelone elle a froid...
- Il y a des types chelous, en particulier un, que je croise quand je vais au coeur du campus. C'est des mecs, en uniforme, qui marchent au pas et qui, arrivés à une limite invisible, font demi-tour à droite et se remettent à marcher en balançant leurs bras loin devant eux - quasiment parallèles au sol. Je me demandais ce qu'ils fabriquaient ; voici mes hypothèses.
Ce sont des jardiniers. L'uniforme y ressemble, ils marchent à côté des arbres, sans aucune utilité il est vrai mais à moins qu'ils soient payés pour user la route je ne vois pas à quoi ils puissent servir d'autre.
Ce sont des gardiens de vélos. J'en ai vu un marcher comme ça (ça fait peur hein, parce que vraiment le mouvement des bras est bien marqué ! On dirait un militaire !) au milieu des rangées de vélos. J'ai trouvé que c'était une bonne idée de mettre un vigile, mais comme je n'ai vu ce phénomène qu'une fois je ne suis pas certain que ça soit ça.
C'est une maladie génétique. J'ai vu, en sortant de mon dortoir, un type en costard marcher comme ça aussi. Ni gardien de vélos ni jardinier, j'ai du mal à trouver un dénominateur commun.
J'ai dû en voir 4 ou 5 comme ça. C'est assez marrant.
Oh et au fait : quand on fait du vélo sur le campus, on finit par s'habituer à ne plus faire attention à ce qui est derrière soi. Toujours avoir les mains sur les freins, c'est la seule règle. A tout bout de champ peut débouler un vélo ; c'est le même délire qu'à Paris mais en bien pire vu que bien plus fréquent étant donné le peu de voitures/bus qui circulent sur le campus. C'est assez rigolo. Et c'est même esthétique quand, à 18h, tout le monde rentre chez soi. Il fait nuit alors c'est un ballet de vélos éclairés par leurs phares et les lampadaires qui fourmille et sort de la fac.
A part ça les Japonais sont réellement plus petits ; je ne crois pas en avoir croisé un qui me dépasse encore ; en général je fais une tête de plus ; ils sont tous bruns et ont tous les yeux marrons. Ils ne mangent pas tant de riz que ça mais surtout des nouilles en fait, et différents types de nouilles que j'ai encore du mal à différencier.
Il semblerait que le canon de beauté japonais soit le modèle occidental. Les pubs montrent des filles dont les yeux ne sont pas bridés, en majorité brunes mais certaines sont blondes. Quand aux mecs des pubs, ils ont les yeux bridés mais pas à outrance et ont tous la raie sur le côté gauche. Pas encore la mode du décoiffé - je m'acharne tous les jours à l'imposer ; en général c'est plus une question de temps/paresse que de mode...
Je n'ai pas encore vu de fille habillée en minijupe rose avec un noeud dans les cheveux et tout le tralala comme on peut en voir dans quasi n'importe quelle émission sur le Japon. Les écolières/lycéennes vont au lycée en uniforme ; les étudiantes sont habillées normalement, voir avec goût pour un assez grand nombre. Il y a aussi la mode pute/vulgaire, mais ça ça existe partout dans le monde. Quant aux mecs, idem. Quoique je n'aie encore rien vu qui m'attire vraiment l'oeil sur la recherche vestimentaire comme j'ai pu voir chez des filles.
Alors que je m'attendais à ce que tous ceux qui vont au Japon soient des gros geeks, je suis surpris du résultat. En fait, le trait le plus marquant parmi les étudiants de mon programme, HUSTEP est l'esprit dont ils font preuve. Les "bons mots" fusent : c'est sarcastique, fin et cultivé. En somme, au lieu de geeks j'ai plutôt affaire à des gens dont l'esprit est hors-norme, pas dans le sens de "exceptionnel" parce que je n'ai encore rien vu de fulgurant, mais hors-normes de discussion. Ca n'est pas un blabla lourdingue comme j'en ai l'habitude, bourré de bien-pensance et inintéressant. Non : ça fuse. Ca donne lieu à des discussions particulièrement intéressantes, pas forcément pour ce qu'on y apprend mais plutôt pour les joutes de piques ou les montées des délires.
Concernant les Japonais eux-mêmes, il semblerait qu'ils ne connaissent pas le mot "non", mais j'en dirai plus plus tard sur les impressions qui m'ont marqué concernant leur place au milieu d'un groupe.
Pour finir, petits coquins, continuation de la critique sur les toilettes :
Une fois habitué, c'est vraiment pratique ; le jet pour les filles ne me fait pas grand effet et ne sert en fait à rien pour moi - quelle surprise ! - mais pour vous je crois pouvoir affirmer qu'il vise correctement ; la traduction des boutons est en cours (genre マサージ (massaji), massage ; 小 (chii), petit et 大 (dai), grand, concernant le bouton de chasse d'eau). "Massage" consiste en une modification du jet anal relativement agréable. Mmmh pas grand-chose d'autre. Si : un de ces 4 j'essaierai de lancer le jet en n'étant pas assis, pour voir si ça reste dans la cuvette ou si ça en fout partout. Les Japonais sont-ils toilettifiquement infaillibles ? La suite au prochain épisode...
mercredi 7 octobre 2009
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